Queues universelles - deuxième partie

Vous avez sans doute lu le fruit des pérégrinations webistiques de Mrs S après que cette dernière ait découvert, presque malgré elle, le naufrage photographique de cette quadra voulant (sans doute coûte que coûte) repousser ses limites.

Intrigué, à la suite de cette présentation peu enthousiaste, je suis allé réclamer dare dare l’adresse de ce blog, voulant comme Saint Thomas, n’en croire que mes propres yeux.

Compatissante et certainement peu inquiètée d’une quelconque rivale, Mrs S m’a donné ce lien me prévenant toutefois que ma libido et mon âme sensible seraient sûrement malmenées au gré de ce blog “avant gardiste”.

Ma surprise fut à la hauteur de la description faite, on y découvre en effet les photos d’une femme rendant à la photo érotique ce qu’Assurancetourix a pu donner glorieusement à la chanson. La comparaison peut paraitre osée mais il est vrai que “jolie” n’est vraiment pas le premier mot qui vient à l’esprit.

Dans un style et un vocabulaire, cette fois tout à fait à la hauteur des photographies, notre muse invite ses lecteurs à découvrir ses seins anémiés, son ventre marmeladesque et à réclamer, s’il en était besoin, des photos de son sexe qui s’il devait être le Saint Graal réconforterait sans doute les chevaliers de la table ronde de ne l’avoir jamais trouvé.

“Dépité” de ne pouvoir me rincer l’oeil (comme semblait le promettre le post de Mrs S), je me suis alors attardé sur les commentaires de ces admirateurs étrangement anonymes. Je dois dire que mon étonnement est allé grandissant en lisant un déballage de compliments dithyrambiques aussi sincères que réalistes.

Et c’est seulement à ces lectures que j’ai vraiment eu la nausée. Après tout son corps lui appartient et elle en dispose à sa guise (pas trop près quand même) mais que des hommes soient prêts à tout et surtout à n’importe quoi pour apercevoir ” la ligne d’un sein, le galbe d’une hanche”, je trouve cela pitoyable.

Oserai je vous demander, messieurs, un peu de tenue, de respect, de sincérité ou de pudeur pour permettre qu’un jour un “vous êtes jolie” ne soit pas irrémédiablement traduit par nos belles par “je te baiserai bien, fous toi à poil”. A l’appui de mots aussi mielleux qu’invraissemblables nous passons tous pour des crevards et la suspicion devient presque une marque de lucidité.

Le pire, qui ne sera peut être pas la morale de cette histoire, c’est que les vautours ont eu gain de cause et la belle a récemment offert sa fleur à ses admirateurs carnassiers. Repus, ces derniers ont alors délaissé la table du festin laissant les derniers post sans le moindre commentaire.

La Fontaine avait donc décidément raison, “tout flatteur vit bien aux dépens de celui qui l’écoute”….

Mr Y

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