Dis tu t’es vu quand t’as pas bu ?
J’ai discuté aujourd’hui avec une ancienne connaissance virtuelle. J’avais rencontré cet homme à une époque où j’étais sur le point de quitter mon mari. Nous avons été en contact quelques mois jusqu’au jour où nous avons cessé purement et simplement de parler ensemble. Je le trouvais trop étroit d’esprit. Je ne vais pas me perdre dans des explications pour vous raconter comment et pourquoi mais nous nous sommes redonnés des nouvelles aujourd’hui, ça serait trop long et surtout ça n’est pas vraiment important pour comprendre cette note. Donc durant quelques minutes il m’a fait un condensé de ce qui lui était arrivé durant ces deux dernières années. Il est papa depuis un mois et va se marier en juillet. De mon côté je lui explique ce que je deviens brièvement et que je vis à nouveau avec mon mari. Il me coupe pile à ce moment-là et me dit :
“Encore une débile du cerveau de guérie. Moi je ne suis pas touché par cette folie, donc pas concerné. Folie du cerveau = pas bien dans sa peau = pas assumé psychologiquement ! Moi j’ai une grande force morale…”
J’ai du mettre moins de deux minutes pour lui dire au-revoir et à bientôt poliment. Connard va !
Je n’ai même pas voulu prendre la peine de lui expliquer les grandes lignes de la psychologie pour les nuls. Je crois que je vais vraiment finir par perdre mon don d’empathie et mon sens philanthropique et me diriger doucement vers la porte de secours : la misanthropie !
Mrs S