Auteur de l'archive

Prout-Prout Académie

Publié dans Chaîne privée le 14 mai 2008 par Mr Y

Ayant malheureusement échoué aux sélections de la Star Académie ou de la Nouvelle Star que vous pouvez suivre ici avec un intérêt soutenu et des commentaires avisés, je viens d’être sélectionné pour faire partie de la nouvelle saison de la Prout-Prout Académie.

J’avoue qu’au départ, je me suis demandé si c’était vraiment une marque de reconnaissance, mais je me suis dit qu’après tous mes efforts pour narrer avec émoi mes recherches de valorisation de patrimoine, mon envolée épique à propos du dernier modèle télévision Sony, mon dilemme non résolu entre l’investissement rationnel d’une nouvelle tondeuse Wolf ou du Karcher multi-usages, et mes craintes sur les performances du nouveau Scénic…c’était à juste titre que j’avais été retenu pour la nouvelle promotion.

J’ai hâte de préparer ma valise, mon pijama, mes chaussons et mon jeu de scrabble pour rejoindre les membres du jury (au campanile) et notamment celle qui a brillamment poussé ma candidature.

Je voudrais quand même profité de cette espace pour remercier mes parents sans qui je n’y serai jamais arrivé…

PS : Je t’en foutrai moi.. si elle était plus près, je lui claquerai le cul à lui décoller les strass de son string….mais, diantre, çà serait un coup à me faire virer non ?

Mr Y

Noir et Blanc 2

Publié dans Brouillon de culture le 10 mai 2008 par Mr Y

Après Willy Ronis, je vous invite à découvrir Jean Loup Sieff, www.jeanloupsieff.com, un autre grand photographe qui a passé sa vie à subblimer les femmes.  Il disait ” Je ne crois pas en Dieu, mais les femmes pourraient être la preuve de son existence, et la photographie le moyen de l’exprimer”.

- Voyons, Madame, cachez ce sein que je ne saurais voir !

source : JL Sieff - derrière sur un lit - Ile de Ré 1976   (1976 ? et dire qu’elle aurait pu être ma nounou….)

Mr Y.

Pardonnez-moi mon père parce que j’ai pêché

Publié dans C'est arrivé près de chez nous, Chaîne privée le 7 mai 2008 par Mr Y

Après quelques jours de vacances bien mérités j’ai pu retrouver Mrs S et notre blog. Elle m’avait prévenu d’une discussion animée et j’avais senti à travers ses mots que nous serions amenés à en reparler…

Ainsi à mon retour, j’ai découvert ces échanges mais Mrs S voulait aborder un autre point. En effet, toujours animée par le désir de se comprendre, de comprendre ses réactions et de comprendre les autres, elle avait voulu chercher à savoir ce qui avait pu faire de ce débat d’idées un véritable règlement de comptes.

J’aurais pu souligner la divergence évidente d’opinions… même si à mon sens l’enjeu du post aurait été plutôt de discuter de la pertinence des moteurs de recherche qui amènent certains lecteurs là où ils n’auraient pas eu l’idée de s’échouer (il suffit pour s’en convaincre de taper « sucette » dans google et de constater les dégâts).

J’aurais pu également mettre en avant la fragilité de certains arguments, naturellement contestables. S’il suffisait de rechercher « mini jupe et talon haut » pour être un pervers alors peut être faudrait il aussi interdire le sommaire de la Redoute. Enfin plus sérieusement je crois sincèrement qu’on ne peut pas, entre adultes responsables et consentants, taxer de perversion le simple fait de rechercher des images, des textes érotiques ou pornographiques. Peut_on encore valablement dire que celui qui regarde un film pornographiqe est un pervers ou bien que la sodomie est diabolique ?
La question devient plus intéressante lorsqu’on associe à cette recherche des personnes qui ne semblent pas destinées à faire figure d’icônes érotiques : rechercher des images de Ségolène Royale nue est peut être déjà plus discutable même s’il faut là encore peut être envisagé une certaine curiosité avant de parler de perversion. Ainsi lorsque les photos de Laure Manaudou ont été diffusées sur internet, j’avoue avoir eu la curiosité de les trouver mais je dois avouer que je ne me sens pas pervers pour autant… enfin pas encore…

Bref en dehors des cas résolument pathologiques sur lesquels nous sommes tous d’accord je crois qu’aujourd’hui on peut avoir une sexualité assez libre sans pour autant être un pervers et je crois que nous revenons ici à la notion d’adultes responsables.

Mais malheureusement je me suis contenté d’enfoncer une porte ouverte et je dois confesser ici que j’ai manqué à tous mes devoirs.

En effet, connaissant le coté militant et incisif de Mrs S, je me suis borné à lui dire que ses interlocuteurs s’étaient peut être sentis agressés par la passion qu’elle peut mettre dans ses débats d’idées, que son ton, son verbe pouvait parfois surprendre, désarçonner, brusquer et par conséquent mettre l’autre sur une position « défensive ». Et même si moi je sais que dans ces échanges, elle ne s’oppose qu’aux idées et jamais aux êtres qui les défendent, nous ne sommes pas tous égaux devant cette faculté de dépersonnaliser un débat.

Je ne l’ai pas laissée parler, je ne l’ai pas laissée se vider et me donner toutes les raisons probables de cette discorde. J’ai oublié les échanges passionnés, les oppositions passées, les excuses formulées, les déclarations de bonne volonté…

Je ne l’ai pas écoutée, ou alors juste à demi mots. C’est un peu comme si je ne lui avais pas fait confiance, comme si j’avais préféré trouver des excuses aux autres, comme si je l’avais cru plus forte et capable de tout supporter.

Et il a fallu quelques billets ailleurs, et quelques commentaires maigres d’arguments et de réactions pour que je me rende compte que l’opposition n’était sans doute pas que d’idées.

Pourtant c’est elle que je connais, c’est elle que j’aime, c’est elle que je crois, c’est elle que j’écoute, c’est elle qui m’a fait découvrir les autres, et une autre (une vraie) façon de voir les choses avec d’autres yeux que ceux remplis de préjugés ou d’idées préconçues.

C’est elle qui m’a fait comprendre qu’il fallait se comprendre et s’écouter pour connaître les autres, c’est elle qui m’a ouvert le cœur et l’esprit alors que j’étais souvent dans le noir englué dans mes petites idées confortables fondées sur ma propre expérience et façon de voir les choses.

Il y a donc des habitudes qui restent encore tenaces, savoir écouter les autres, ne pas faire de ses préjugés des vérités que l’on veut faire accepter et ne pas profiter de l’écoute que l’on nous donne pour servir sa propre cause… je crois que çà s’appelle aussi voir un peu plus loin que le bout de son nez…

Mr Y

Tout le monde il est beau…

Publié dans Brouillon de culture le 5 mai 2008 par Mr Y

Quelle leçon donnée par Jean Yanne, il y a 26 ans déjà. Boudé par les producteurs, attaqué par la censure, ce film fît scandale et reste encore jugé trop agressif pour être diffusé par les chaînes classiques.

Coluche aussi s’était attaché à distinguer le grossier et le vulgaire mais je crois que la morale de ce petit extrait reste encore bien d’actualité, même si ce ne sont plus les mêmes marchands du temple…

source : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil - Jean Yanne

Mr Y

Cà fout (presque) les boules…

Publié dans Cellule de crise le 2 mai 2008 par Mr Y

“La satisfaction qu’on tire de la vengeance ne dure qu’un moment : celle que nous donne la clémence est éternelle.”

Henri IV

Mr Y

Cercle pas vicieux

Publié dans Chaîne privée, Et la tendresse bordel ! le 2 mai 2008 par Mr Y

Vous avez sans doute lu le post très love love de Mrs S mais je suis bien obligé de vous dire que je n’y suis pas resté insensible… et lorsqu’elle écrit ” Je nous sens changer, je nous sens différents.”, je dois dire que je partage cette sensation mais je vais oser vous en donner mes explications.

J’aurais tendance à dire que cela tient à bien peu de choses, mais surtout ne me dites pas “pourquoi pas avant ?” car je ne pourrais rien vous répondre d’autre que “il était peut être trop tôt”.

L’incroyable c’est que  j’ai l’impression que nous sommes enfin sortis d’un cercle vicieux, pour tomber cette fois dans un autre cercle pas vicieux du tout et ne dites pas que c’est dommage ;-).

Notre ancien cercle tenait en quelques mots : peur de perdre → crainte de décevoir → volonté de contrôler l’autre → omniprésence → étouffement → séparation → peur de perdre. Et malgré nos efforts nous n’arrivions pas à sortir de cette spirale.

Pour le briser, il a fallu du temps et de la patience mas plus récemment il a fallu :
- 2 lectures
- 1 déclaration
- 1 engagement

La première de ces lectures m’a permis de laisser reposer un sac un peu trop lourd à porter ou un peu trop grand pour moi. Mrs S et moi avons depuis 2 ans essayé de construire un lien bien particulier. J’ai longtemps cru que cela serait évident, J’ai ensuite cru que cela serait facile mais à travers un texte j’ai pu mesurer que j’avais encore beaucoup à prendre, non pas sur elle mais avant tout sur moi.
Notre relation était toujours teintée de ce lien, je vivais, je voyais à travers lui et je voulais le faire vivre ou revivre mais cette lecture m’a permis de prendre conscience qu’il était peut être temps pour moi de ne pas poursuivre cette quête au risque de tout gâcher. Et donc à présent, je me sens donc enfin prêt et ouvert à en parler, à y réflechir.

La seconde lecture m’a permis de comprendre enfin que je n’avais pas nécessairement, obligatoirement, continuellement besoin de rassurer Mrs S sur mes sentiments, d’une part parce qu’elle n’en doutait pas et d’autre part parce que mon omniprésence qui se voulait rassurante conduisait à l’étouffer.

La déclaration à l’occasion d’une discussion buccolique m’a permis de comprendre que mon comportement empêchait même Mrs S de s’épanouir dans notre relation car je la privais même parfois de prendre des initiatives, de donner, de ressentir le manque tant je voulais être prévenant, attentionné, amoureux.

Enfin l’engagement, nous le vivrons ensemble dans un peu moins d’un mois. C’est peut être la chose la plus délicate à écrire ici. Je sais que ce n’est pas essentiel mais je peux dire que c’était important. A travers cela, je ressens son envie de partager, de faire, de vivre. Je n’ai plus besoin de me poser ces questions, nous les partageons ensemble, nous les imaginons ensemble. Je sens, je ressens son envie, je pourrais même dire que je n’ai pas besoin de plus mais sentir cette envie m’a libéré.

Alors notre nouveau cercle c’est : envie → liberté → épanouissement → envie
Et çà me semble quand même beaucoup plus agréable pour elle et pour moi.

Aujourd’hui je n’ai plus besoin d’avoir peur, je n’ai plus besoin de me rassurer, je n’ai plus besoin d’être omniprésent, je n’ai plus besoin d’en faire trop, je me sens libre, je me sens bien et encore plus heureux.

Aujourd’hui, Mrs S va pouvoir enfin trouver sa place, va enfin pouvoir s’épanouir sans devoir lutter pour ne pas se laisser envahir, va pouvoir enfin retrouver son autre…

Mr Y

Panne de réveil

Publié dans Chaîne privée, Parler cul mais pas cru le 30 avril 2008 par Mr Y

2h18, les chiffres rouge du radio réveil semblent me regarder fixement, ils défilent si lentement que je me demande presque si le temps ne s’est pas arrêté, je ne dors plus…

En me tournant, ma main effleure le dos de Mrs S, elle dort sur le coté, me tourne le dos, sa peau est douce. Machinalement mes doigts commencent à courir sur sa peau, je trouve sa nuque cachée sous ses cheveux. Je me délecte de son épaule pour redescendre le long de son bras.

Aucune réaction, mes doigts ne veulent plus s’arrêter, ils sont avides de cette peau douce, des ses délices. Du bras, je saute sur sa hanche, découvre sa cuisse, remonte par ses fesses et me retrouve en bas de son dos. Je ne me lasse pas et recommence mon cheminement, ce va et vient sensuel le long de son corps.

Je n’ose pas m’approcher ni de ses seins, ni de son sexe, trop sensibles, j’ai envie d’elle à présent mais je n’ose la troubler dans son sommeil. Parfois, le glissement silencieux de mon ongle sur sa peau lui donne la chair de poule, alors je m’arrête quelques instants pour mieux repartir ensuite. Petit à petit je me rapproche, pour venir me plaquer contre elle, je sens à présent son odeur, je peux même toucher son ventre, tomber dans son nombril.

Je dépose un baiser dans son dos, plus qu’un baiser, une invitation, une provocation. Je sens, alors sa main bouger, elle prend la mienne, la saisit, et vient la déposer sur son sein gauche.

2h52, j’en ai tellement rêvé de ce sein, à présent elle me l’offre, je l’aime…

Mr Y

Noir et blanc

Publié dans Brouillon de culture le 28 avril 2008 par Mr Y

On les a sans doute tous vues, ces photos noir et blanc qui garnissent certaines boutiques de cartes postales, posters, reprographies. Ces photos noir et blanc qui semblent sorties d’un autre temps, qui ne semblent pas avoir d’âge ou alors un âge que l’on ne compte plus.

Des amoureux sur un banc parisien, un éclair déchirant un ciel d’orage, un enfant courant à travers une rue, un boulevard désert à l’heure où la ville s’éveille.

On imagine mal qu’il y a toujours derrière ces photos, un photographe, un homme .. incroyablement doué même, qui a passé des heures pour obtenir la bonne photo qui deviendra indémodable.

Je vous en présenterai quelques uns mais je commencerai par Willy Ronis (tout simplement parce qu’il est mon préféré) qui photographie le monde, les hommes depuis 1910 et qui symbolise ce qu’on appelle la photographie humaniste.

source : Willy Ronis : rue Laurence Savart - 1948

Mr Y

Pas de béquille pour Caliméro

Publié dans C'est arrivé près de chez nous, Chaîne privée le 25 avril 2008 par Mr Y

Souvent lorsque vous faites par à autrui de vos malheurs, vos soucis ou petits tracas quotidiens, vous recevez en échange un “c’est pas de chance”, “mon pauvre”, voire “c’est con” ou quelque chose dans le style voulant exprimer une certaine forme de complaisance voire de compassion.

J’ajoute, pour ne pas paraitre complètement naïf, que bien souvent cette affliction est aussi profonde qu’éphémère et que votre interlocuteur vous dirait “je m’en fous” que çà serait sans doute aussi sincère.

Toutefois, est ce seulement dans ma nature, ou dans la nature humaine, on s’habitue à ces échanges de politesse et l’on qualifiera vite d’égoiste voire de sale con celui qui oserait défier la bienséance et ne pas prendre part au malheur d’autrui.

Imaginez alors les échanges :
- “j’ai perdu mes papiers” : “t’avais qu’à faire attention !”
- “mon ordinateur est en panne” : “et alors ?”
- “j’ai raté mon train” : “çà t’apprendra à arriver à l’heure !”

Mais après tout, pourquoi compatir à ces tracas sans conséquence si ce n’est que pour conforter la “victime” dans le sentiment d’injustice qu’elle peut ressentir et l’encourager finalement à se plaindre et à rechercher chez autrui une forme plus ou moins aléatoire de soutien moral et de réconfort.

Nous en avons déjà parlé, un peu ici mais surtout ailleurs www.partaje.fr/accuser-les-autres , mais une fois “l’aléa” survenu, il s’avère sans doute plus efficace de “responsabiliser” celui qui le subit pour mieux le faire rebondir.

Alors c’est sur, au départ, çà suprend : nous avons nos habitudes, nos reflexes, on s’attend à être plaint, dorloté, chouchoutté jusqu’à ce que la “douleur” toute relative disparaisse. Mais si dans ces petits malheurs nous étions surs de ne pas recevoir cette compassion alors peut être serions nous plus attentif à la réalité de nos soucis.

N’est ce donc pas la compassion recherchée et attendue de l’autre qui rend encore notre tracas plus douloureux ?

J’ai longtemps aimé “faire mon caliméro” et j’ai souvent recherché auprès de Mrs S une oreille, une main tendue, un kleenex voire une béquille…  mais l’oreille elle me la tire, la main elle me la met dans la figure, le kleenex elle le garde pour essuyer ses larmes de rire, et la béquille aussi (d’ailleurs) pour ne pas se tordre de rire devant mon discours larmoyant.

Alors j’ai souvent pesté, la trouvant trop dure ou insensible, me disant si elle m’aime elle pourrait me plaindre (au moins un peu) mais aujourd’hui timidement encore je voudrais juste lui dire merci pour cette leçon de vérité.

Soutenir, çà n’est pas larmoyer de concert sur les soucis quotidiens
Compatir, il faut encore que cela soit sincère et donc qu’il y ait une vraie raison
Aimer, c’est surtout être là pour ne pas laisser l’autre se perdre….

Mr Y

And the winner is…

Publié dans Parler pour ne rien dire le 24 avril 2008 par Mr Y

Incroyable, j’ai les résultats des votes sous les yeux.

Notre huissiere de justice, maîtresse S surtout ne pas sourire ayant accepté de nous prêter son aimable concours, ellle a pu s’appliquer à comptabiliser les quatre nombreux votes, et il convient de constater qu’il y a égalité parfaite.

Je me vois donc dans l’obligation de changer les règles du jeu de récompenser l’ensemble des votantes et de vous donner les deux fins de cette fable.

Alors voila :

1 -
Surprise, étonnée
La jument fit un bond
Regarda l’âne amusée
Et tourna l’étalon

2 -
Emue, bouleversée
D’un amour si profond
La belle enivrée
Trouva son étalon

N’étant pas La Fontaine, je me garderai bien de chercher une morale à cette fable ou alors juste celle là…sourires… “J-33″.

Mr Y