Archive pour la Catégorie C'est arrivé près de chez nous

Pardonnez-moi mon père parce que j’ai pêché

Publié dans C'est arrivé près de chez nous, Chaîne privée le 7 mai 2008 par Mr Y

Après quelques jours de vacances bien mérités j’ai pu retrouver Mrs S et notre blog. Elle m’avait prévenu d’une discussion animée et j’avais senti à travers ses mots que nous serions amenés à en reparler…

Ainsi à mon retour, j’ai découvert ces échanges mais Mrs S voulait aborder un autre point. En effet, toujours animée par le désir de se comprendre, de comprendre ses réactions et de comprendre les autres, elle avait voulu chercher à savoir ce qui avait pu faire de ce débat d’idées un véritable règlement de comptes.

J’aurais pu souligner la divergence évidente d’opinions… même si à mon sens l’enjeu du post aurait été plutôt de discuter de la pertinence des moteurs de recherche qui amènent certains lecteurs là où ils n’auraient pas eu l’idée de s’échouer (il suffit pour s’en convaincre de taper « sucette » dans google et de constater les dégâts).

J’aurais pu également mettre en avant la fragilité de certains arguments, naturellement contestables. S’il suffisait de rechercher « mini jupe et talon haut » pour être un pervers alors peut être faudrait il aussi interdire le sommaire de la Redoute. Enfin plus sérieusement je crois sincèrement qu’on ne peut pas, entre adultes responsables et consentants, taxer de perversion le simple fait de rechercher des images, des textes érotiques ou pornographiques. Peut_on encore valablement dire que celui qui regarde un film pornographiqe est un pervers ou bien que la sodomie est diabolique ?
La question devient plus intéressante lorsqu’on associe à cette recherche des personnes qui ne semblent pas destinées à faire figure d’icônes érotiques : rechercher des images de Ségolène Royale nue est peut être déjà plus discutable même s’il faut là encore peut être envisagé une certaine curiosité avant de parler de perversion. Ainsi lorsque les photos de Laure Manaudou ont été diffusées sur internet, j’avoue avoir eu la curiosité de les trouver mais je dois avouer que je ne me sens pas pervers pour autant… enfin pas encore…

Bref en dehors des cas résolument pathologiques sur lesquels nous sommes tous d’accord je crois qu’aujourd’hui on peut avoir une sexualité assez libre sans pour autant être un pervers et je crois que nous revenons ici à la notion d’adultes responsables.

Mais malheureusement je me suis contenté d’enfoncer une porte ouverte et je dois confesser ici que j’ai manqué à tous mes devoirs.

En effet, connaissant le coté militant et incisif de Mrs S, je me suis borné à lui dire que ses interlocuteurs s’étaient peut être sentis agressés par la passion qu’elle peut mettre dans ses débats d’idées, que son ton, son verbe pouvait parfois surprendre, désarçonner, brusquer et par conséquent mettre l’autre sur une position « défensive ». Et même si moi je sais que dans ces échanges, elle ne s’oppose qu’aux idées et jamais aux êtres qui les défendent, nous ne sommes pas tous égaux devant cette faculté de dépersonnaliser un débat.

Je ne l’ai pas laissée parler, je ne l’ai pas laissée se vider et me donner toutes les raisons probables de cette discorde. J’ai oublié les échanges passionnés, les oppositions passées, les excuses formulées, les déclarations de bonne volonté…

Je ne l’ai pas écoutée, ou alors juste à demi mots. C’est un peu comme si je ne lui avais pas fait confiance, comme si j’avais préféré trouver des excuses aux autres, comme si je l’avais cru plus forte et capable de tout supporter.

Et il a fallu quelques billets ailleurs, et quelques commentaires maigres d’arguments et de réactions pour que je me rende compte que l’opposition n’était sans doute pas que d’idées.

Pourtant c’est elle que je connais, c’est elle que j’aime, c’est elle que je crois, c’est elle que j’écoute, c’est elle qui m’a fait découvrir les autres, et une autre (une vraie) façon de voir les choses avec d’autres yeux que ceux remplis de préjugés ou d’idées préconçues.

C’est elle qui m’a fait comprendre qu’il fallait se comprendre et s’écouter pour connaître les autres, c’est elle qui m’a ouvert le cœur et l’esprit alors que j’étais souvent dans le noir englué dans mes petites idées confortables fondées sur ma propre expérience et façon de voir les choses.

Il y a donc des habitudes qui restent encore tenaces, savoir écouter les autres, ne pas faire de ses préjugés des vérités que l’on veut faire accepter et ne pas profiter de l’écoute que l’on nous donne pour servir sa propre cause… je crois que çà s’appelle aussi voir un peu plus loin que le bout de son nez…

Mr Y

Flagrante delicto

Publié dans C'est arrivé près de chez nous le 3 mai 2008 par Mrs S

Mr Y s’est absenté quelques jours. Heureusement je ne lui avais pas promis de bien m’occuper de notre blog, sinon je crois qu’il m’aurait fait les gros yeux en rentrant lundi pour le “grabuge” que j’ai apparemment déclenché dans le post précédent. Parfois il arrive que l’incompréhension et surtout la mauvaise volonté des uns et des autres nous rendent très primaires. Heureusement tout est perfectible dans la vie…

Je vais donc faire une transition métaphorique (qui n’est pas de moi bien sûr) pour passer à autre chose sereinement :

“Comment sont les gens ?

A l’entrée d’un village, un vieux sage se reposait près d’un puits. Arrive un pèlerin qui veut s’installer dans le village. Il demande au vieux :
“Dis-moi comment sont les gens de ton village. J’aimerais bien m’installer ici. Où j’étais avant, les gens sont méchants et médisants. C’est pourquoi je suis parti.
- Les gens sont les mêmes ici”, répond le sage. Et le pèlerin passe sa route.
Arrive un second pèlerin.
“Comment sont les gens de ton village ? demande-t-il à son tour au vieux sage.
- Comment étaient les gens que tu as côtoyés jusque là ?
- Très gentils et serviables. J’ai eu de la peine à les quitter.
- Les gens sont les mêmes ici.”
Un jeune du village a assisté aux conversations.
“Je ne comprends pas, dit-il au sage, à l’un tu dis que les gens sont méchants, à l’autre qu’ils sont bons.”
Et le sage répond :
“Les gens sont comme nous les voyons !”"

Mrs S

Raisonnement primaire

Publié dans C'est arrivé près de chez nous, Cellule de crise le 3 mai 2008 par Mrs S

Quelqu’un qui “consomme” du porno sur internet (blogs “pour adultes”, sites X, vidéos Porntubes, photos sex… etc) serait un voyeur et par conséquent aurait de grandes chances d’être un pervers. Ce n’est pas moi qui le dit c’est une bloggeuse avec laquelle j’ai eu quelques échanges hier soir. Je synthétise bien entendu mais vous avez l’intégralité du débat ICI. Et cette conclusion a juste été la conséquence de la lecture des mots clés qui ont permis à ses visiteurs d’arriver sur son blog. Je cite : “Mini jupe talon haut”, “Matinée sexy” ou encore “femmes très sexie on vois leur fesses”. Je suis effarée par la “vulgarité” de ses mots clé. Si si… vraiment ! Je suis encore plus effarée parce que, grâce à cette bloggeuse, je viens de comprendre que je suis moi même une femme de “petite vertue” qui aime le sexe, qui me suis exhibée nue sur un blog, qui “matte” des blogs érotiques, qui regarde même parfois des extraits de films pornos, qui est attirée par le SM… etc etc. Je cumule donc toutes les perversions : exhibitionniste, voyeuse et tout le toutim. Résultat : je suis malsaine, vicieuse et perverse !

A ceux qui auraient des doutes, je tiens à leur dire que le voyeurisme dont cette bloggeuse parlait hier est qualifié de non-pervers (c’est le même qui nous pousse à regarder des émissions de télé-réalité par exemple). Ne confondons pas la personne qui va violer  l’intimité d’une autre pour la “matter” et en retirer une excitation sexuelle avec une personne qui tape le mot “sexe” dans Google et qui va regarder des sites pornos ou érotiques. Ne confondons pas une personne qui guette toute la nuit derrière un buisson pour “surprendre” des couples dans leur intimité avec une personne qui fréquente un club échangiste pour augmenter son plaisir sexuel. Alors peut-être que les moeurs de certains peuvent être choquantes pour d’autres, peut-être que nous n’avons pas tous le même tempérament “débridé” face à la sexualité, oui je l’admets mais il y a tout de même une barrière entre cela et la perversion malsaine.

Bien sûr je vous le concède les pervers existent bel et bien dans ce bas-monde. Et des pervers qui sont à l’affut sur internet ça existe aussi. Mais de là à qualifier toute personne qui cherche des sites pornos de pervers il y a une frontière que je ne souhaite, personnellement, pas franchir. D’ailleurs je vais vous donner les définitions de pervers histoire de clarifier les choses une bonne fois pour toutes :

PERVERS, adj. (Féminin -erse). 1- Qui aime accomplir des actes cruels ou immoraux. 2- Qui est atteint de perversion sexuelle. 3- Cruel. (Ex: Un acte pervers) 4- Qui n’est pas désiré. (Ex Un effet pervers).

Il est évident que nous sommes loin du sujet de discorde. Le voyeurisme est qualifié de perversion lorsqu’il implique un côté malsain et surtout illégal. J’ajouterai aussi que le terme de perversion a été remplacé par celui de paraphilie, moins péjoratif. Pour ma part je cherche encore l’illégalité dans les actes de ces personnes qui aiment tout simplement le sexe et qui ne dérangent personne !

Mrs S

Pas de béquille pour Caliméro

Publié dans C'est arrivé près de chez nous, Chaîne privée le 25 avril 2008 par Mr Y

Souvent lorsque vous faites par à autrui de vos malheurs, vos soucis ou petits tracas quotidiens, vous recevez en échange un “c’est pas de chance”, “mon pauvre”, voire “c’est con” ou quelque chose dans le style voulant exprimer une certaine forme de complaisance voire de compassion.

J’ajoute, pour ne pas paraitre complètement naïf, que bien souvent cette affliction est aussi profonde qu’éphémère et que votre interlocuteur vous dirait “je m’en fous” que çà serait sans doute aussi sincère.

Toutefois, est ce seulement dans ma nature, ou dans la nature humaine, on s’habitue à ces échanges de politesse et l’on qualifiera vite d’égoiste voire de sale con celui qui oserait défier la bienséance et ne pas prendre part au malheur d’autrui.

Imaginez alors les échanges :
- “j’ai perdu mes papiers” : “t’avais qu’à faire attention !”
- “mon ordinateur est en panne” : “et alors ?”
- “j’ai raté mon train” : “çà t’apprendra à arriver à l’heure !”

Mais après tout, pourquoi compatir à ces tracas sans conséquence si ce n’est que pour conforter la “victime” dans le sentiment d’injustice qu’elle peut ressentir et l’encourager finalement à se plaindre et à rechercher chez autrui une forme plus ou moins aléatoire de soutien moral et de réconfort.

Nous en avons déjà parlé, un peu ici mais surtout ailleurs www.partaje.fr/accuser-les-autres , mais une fois “l’aléa” survenu, il s’avère sans doute plus efficace de “responsabiliser” celui qui le subit pour mieux le faire rebondir.

Alors c’est sur, au départ, çà suprend : nous avons nos habitudes, nos reflexes, on s’attend à être plaint, dorloté, chouchoutté jusqu’à ce que la “douleur” toute relative disparaisse. Mais si dans ces petits malheurs nous étions surs de ne pas recevoir cette compassion alors peut être serions nous plus attentif à la réalité de nos soucis.

N’est ce donc pas la compassion recherchée et attendue de l’autre qui rend encore notre tracas plus douloureux ?

J’ai longtemps aimé “faire mon caliméro” et j’ai souvent recherché auprès de Mrs S une oreille, une main tendue, un kleenex voire une béquille…  mais l’oreille elle me la tire, la main elle me la met dans la figure, le kleenex elle le garde pour essuyer ses larmes de rire, et la béquille aussi (d’ailleurs) pour ne pas se tordre de rire devant mon discours larmoyant.

Alors j’ai souvent pesté, la trouvant trop dure ou insensible, me disant si elle m’aime elle pourrait me plaindre (au moins un peu) mais aujourd’hui timidement encore je voudrais juste lui dire merci pour cette leçon de vérité.

Soutenir, çà n’est pas larmoyer de concert sur les soucis quotidiens
Compatir, il faut encore que cela soit sincère et donc qu’il y ait une vraie raison
Aimer, c’est surtout être là pour ne pas laisser l’autre se perdre….

Mr Y

Un poncho sur Ebay

Publié dans C'est arrivé près de chez nous le 21 avril 2008 par Mr Y

Pendant que certaines se prélassaient incorrigiblement sur leur lit en se délectant des mievreries télévisuelles d’une petite chaîne qui monte. J’avais choisi pour ma part de régresser et de retourner pour quelques jours vers un état que l’on peut qualifier de plus “sauvage”.

Pendant trois jours, près de 100 000 passionnés se rassemblent, au prétexte d’une course de motos, afin de célébrer leur engouement pour ces engins qui ont encore souvent, bien malgré eux, pas toujours bonne réputation.

Pourtant je voudrais en faire ici l’apologie et des hommes et des machines :

Les machines : même si toutes ne sont pas toujours en règles, aux couleurs ou aux ornements parfois discutables, toutes ont leur place ces jours là et surtout toutes véhiculent un certain esprit de liberté. Je ne parle pas de rouler vite envers et contre tous, mais je parle de plaisir, et si vous n’êtes pas encore convaincu c’est que vous n’êtes pas encore monté sur une moto pour faire une petite randonnée par une belle journée de printemps.

Les hommes : au sein de ce rassemblement éclectique, il n’y a que convivialité et bonne humeur. L’alcool coule pourtant à flot mais malgré tout il n’y a pas de bagarre, pas d’embrouille et nous sommes bien loin des ambiances souvent électriques des boîtes de nuit.  On se retrouve souvent d’une année sur l’autre, sans vraiment se connaître, mais sans jamais s’oublier, on se souvient de la machine de l’un ou de la famille de l’autre,  les bretons trinquent avec les nordistes, les marseillais avec les picards et tous se disent à l’année prochaine.

En plus cette année, comme le susurrait avec une certaine ironie Mrs S, une invitée devait être de la fête : la pluie et c’est pourtant doté d’un magnifique poncho que je suis parti braver les intempéries et la rudesse du climat ligérien.  Mais voila, s’il existe une “bonne mère” pour les motards, elle a su veiller sur le circuit Bugatti et malgré les prévisions, mon poncho est resté tout au fond de mon sac….. Vivement l’année prochaine.

Mr Y

Prise en faute

Publié dans C'est arrivé près de chez nous le 17 avril 2008 par Mrs S

Nos erreurs découlent-elles toutes de nos illusions ?

“La vie est faite d’illusions. Parmi ces illusions, certaines réussissent. Ce sont elles qui constituent la réalité.” Jacques Audiberti

Mrs S

Dire non !

Publié dans C'est arrivé près de chez nous le 15 avril 2008 par Mrs S

“Savoir dire non, c’est accepter de déplaire. Bien souvent on dit oui pour ne pas déplaire. On ne fait pas appel à sa raison, mais à la crainte d’être jugé. On ne se demande pas si le service qu’on nous réclame se justifie; on se demande si on sera mal vu en cas de refus. Je ne te dis pas de tout refuser, je te dis de trier. Nous avons un cerveau, et nous oublions de nous en servir. Dire oui par peur de déplaire, non seulement ce n’est pas raisonnable mais en plus c’est peine perdue : tu finiras quand même par être mal jugé : on te prendra pour quelqu’un qui manque de personnalité… ou pour un larbin. Dans les deux cas tu souffriras.”

Un couple ordinaire, Isabelle Minière, Le Livre de Poche, pages 81-82

Savoir dire non c’est se respecter avant tout, c’est dire “j’existe”…

Mrs S

Angle de vue

Publié dans C'est arrivé près de chez nous, Chaîne privée le 14 avril 2008 par Mr Y

On en parle souvent, presque comme si c’était une évidence… Ce fameux angle de vue qui fait voir, apprécier, relativiser ou comprendre les choses différemment. Mais s’il semble faire le concensus, avant d’en mesurer les effets, il est bien difficile d’accepter de prendre ce nouvel angle de vue.

En effet dans des situations, des circonstances, on “attend” souvent des autres une certaine forme de comportement, qu’ils nous encouragent, qu’ils nous plaignent, qu’ils nous soutiennent ou nous pardonnent, bref qu’ils nous disent ce que nous avons envie d’entendre….

Dans ces cas là, où nous n’allons pas très bien si l’autre vous donne un angle de vue différent, qu’il vous questionne, vous remet en question ou vous met simplement en cause… est il facile de l’accepter ?

On dira “ce n’est pas vrai”, “tu te trompes”, ‘tu ne sais pas ce que je ressens” ou “mets toi à ma place”… mais justement parfois il faut réussir à changer de place pour régler ses propres problèmes. Les réponses, les solutions ne se situent pas toujours dans les actes ou les attitudes des autres mais dans ses propres comportements.

On pense alors qu’il se trompe, qu’il ne nous soutient pas ou alors qu’il vient nous faire la morale alors qu’on attendait juste son soutien et un peu de compassion.

On dit alors qu’on a “besoin” de l’autre. Inconsciemment, on voudrait qu’il change, qu’il s’adapte, qu’il nous aime autant qu’on l’aime, qu’il nous donne autant qu’on lui donne, on voudrait qu’il nous rassure même si pour cela il doit nous engluer dans nos angoisses.

J’ai eu de la chance que quelqu’un vienne mettre un coup de pied dans ma fourmilière, j’ai eu de la chance que cette personne prenne le temps de me montrer que j’avais peut être tort,et j’ai eu de la chance surtout qu’elle me laisse le temps d’accepter qu’il fallait donner à mes actes un autre angle de vue…

Mr Y

Allo la terre ?

Publié dans C'est arrivé près de chez nous, Virtualité de la chose le 8 avril 2008 par Mrs S

Je découvre Worpress et “sa faune” depuis peu de temps. Je commence donc à peine à lire d’autres blogs et à les commenter surtout. L’autre jour je suis tombée (grâce au navigateur d’étiquettes… c’est pratique “ce truc”) sur une note qui parlait du fait que certains bloggeurs ne répondaient jamais (ou peu) aux commentaires laissés sur leur blog. L’auteur de ce billet (que je ne nommerai pas) semblait vraiment mécontent et parlait d’avoir dans la vie ou “ici” de bonnes ou de mauvaises attitudes. Je me suis dit aussitôt “chouette un sujet intéressant”… malheur à moi ! Jugez plutôt…

Moi : Il y a deux ans, avec mon tout premier blog, j’aurais été totalement d’accord avec vous. Pour moi c’était une marque de respect avant tout de répondre à chacun des commentaires qu’on me laissait. Et lorsque je commentais des blogs dont l’auteur ne prenait jamais la peine de répondre, je pestais et le trouvais mal élevé. Mais finalement je crois vraiment que le propre du blog ça n’est pas l’ouverture aux autres mais la liberté et le respect. Certains font un blog juste pour le plaisir d’écrire et ne sont pas là “pour se faire des amis”. Il faut savoir l’accepter. On peut juste aimer écrire publiquement sans pour autant ni attendre un retour ni y répondre. Chacun a ses raisons pour blogger… c’est cela la liberté il me semble, non ? Personne n’est forcé de commenter, personne n’est tenu de répondre… Après tout lorsqu’on s’arrête sur un blog c’est surtout pour lire des choses qui nous touchent, qui nous font rire… etc. Le but “ici” ça n’est pas forcément de lier connaissance avec tous mais de partager, et chacun partage ce qu’il veut.

Le bloggeur : Je ne crois pas que le but c’est d’avoir raison ou tort. Simplement de comprendre que le web n’est pas un monde d’impunité. Si tu t’exposes sur un blogue, il y a un risque que les gens qui te visitent te jugent par rapport à tes actions ou tes inactions.

Moi : Justement… Vous parlez d’avoir (ou non) une “bonne” attitude sur la bloggosphère. Je tentais simplement d’expliquer que le respect passait aussi par la compréhension de ce que vous semblez déplorer. Ni plus ni moins. Maintenant, et pour être plus personnelle, cela ne m’empêche pas de continuer à répondre à tous les commentaires sur mes blogs par respect.
Par contre, que l’on soit “ici” ou dans nos vies, j’ai toujours eu du mal à accepter le jugement d’autrui sur des choses qui lui échappaient…

Le bloggeur : Tenez, en parlant de choses qui nous échappent, justement, j’ai beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi vous parlez de votre blogue tandis que vous venez ici me parler en anonyme sans ajouter de lien vers celui-ci… Je peux vous avouer que cela fait en sorte que je juge que vous manquez amplement de courage! Et j’ai toujours eu une dent contre les anonymes, tenez-vous-le pour dit! Alors oui, le pourquoi de votre décision de vous cacher m’échappe, je l’avoue. Ce n’est pas jouer franc-jeu et je suis certain que vous faites ça pour ne pas que j’aille vous lire sur votre blogue avec un jugement défavorable; ou mieux, vous êtes une blogueuse (ou un blogueur) que je connais de réputation, ou que je lis déjà, mais sans assez de colonne… Pourtant, vos propos ici sont loin du trollisme. J’ai des prises de bec autrement plus musclées avec mes amis (virtuels et réels) et qui ne changent pas mon regard sur eux a posteriori. Alors, pour en rajouter une couche, laissez-moi vous dire que je vous classe dans les personnes qui ont des mauvaises attitudes, mais vous êtes intouchable, vous êtes un fantôme, voilà le problème que je vous exposais précédemment avec le terme « impunité ». En façade, sur votre blogue et quand vous allez ailleurs en toute transparence, vous devez être la personne la plus consensuelle qui soit, c’est ça le pire. Mais, très méchamment, et je m’assume (contrairement à vous), j’espère réussir à vous faire sentir un peu « cheap ». Bon, j’ai mieux à faire… (Et s’il y a une réponse de votre part, il n’y aura pas un mot en retour ici dans cette section commentaire…)

Moi : Sourire… ouh là je ne pensais pas que votre raisonnement pouvait aller aussi loin. Je ne pensais pas non plus avoir tenu des propos qui méritent une telle réponse de votre part. Vous voyez, le souci “ici” c’est qu’on a tendance à tirer des conclusions très très hâtives sur des faits qui nous échappent. Je vais donc vous répondre, et par la même occasion me justifier, chose que je n’aime pas vraiment… J’ai un blog sur WordPress depuis peu et je découvre totalement cette plate-forme. Donc… lorsque je suis connectée sur WordPress et que je vais lire des blogs je suis déjà identifiée en tant que Mrs S et le lien vers mon blog n’apparaît pas, je n’y peux rien. Et je n’ai pas pensé une seule seconde à me déconnectée pour voir. Vous voyez la réponse était très simple finalement et assez loin de vos affirmations/suppositions. Je ne suis ni du genre à ne pas assumer ce que je dis, ni du genre à me cacher. Mais je tiens à vous dire tout de même que les personnes qui ont un blog et qui ne le mettent pas en lien volontairement ont elles aussi leurs raisons ! Et cela encore une fois vous semblez l’oublier tellement préoccupé que vous êtes par votre personne. Les actes de chacun ne sont pas tous reliés à vous (je vous précise que je ne vous connaissais pas avant mon arrivée hier soir…). J’ai vraiment du mal à saisir qu’on puisse en arriver là, d’autant plus que les quelques commentaires que je vous ai laissé n’étaient pas agressifs. Enfin peu importe… J’ai donné un avis, ce qui est aussi l’une des libertés sur les blogs qu’on lit… C’est dommage de psychotter à ce point, mais c’est fréquent dans la bloggosphère. Bonne soirée.

Mrs S

Le bonheur d’être soi même

Publié dans C'est arrivé près de chez nous le 7 avril 2008 par Mrs S

Aimer… accepter l’autre…

S’aimer… rester fidèle à soi…

Mais jusqu’où peut-on aller dans l’acceptation de l’autre sans qu’il y ait renoncement de soi ?

“Derrière la résignation, il y a un « non » intérieur camouflé, une façon de se positionner en victime. Alors qu’accepter c’est consentir sereinement à un état de choses contre lequel on ne peut rien.” Denise Desjardins

Mrs S