Archive pour la Catégorie Et la tendresse bordel !

Egarement nocturne

Publié dans Et la tendresse bordel ! le 4 mai 2008 par iletelle

Resserrer l’espace pour étouffer le temps

Déguiser l’absence pour voiler le manque

Farder les heures pour masquer les vides

Retenir vos mots, les laisser glisser sur ma peau

M’imprégner de vos sourires jusqu’à en étouffer

Parfumer mon corps de votre souffle, le respirer

M’enchaîner dans l’attente, m’abandonner dans notre folie

Mrs S

Cercle pas vicieux

Publié dans Chaîne privée, Et la tendresse bordel ! le 2 mai 2008 par elletlui

Vous avez sans doute lu le post très love love de Mrs S mais je suis bien obligé de vous dire que je n’y suis pas resté insensible… et lorsqu’elle écrit ” Je nous sens changer, je nous sens différents.”, je dois dire que je partage cette sensation mais je vais oser vous en donner mes explications.

J’aurais tendance à dire que cela tient à bien peu de choses, mais surtout ne me dites pas “pourquoi pas avant ?” car je ne pourrais rien vous répondre d’autre que “il était peut être trop tôt”.

L’incroyable c’est que  j’ai l’impression que nous sommes enfin sortis d’un cercle vicieux, pour tomber cette fois dans un autre cercle pas vicieux du tout et ne dites pas que c’est dommage ;-).

Notre ancien cercle tenait en quelques mots : peur de perdre → crainte de décevoir → volonté de contrôler l’autre → omniprésence → étouffement → séparation → peur de perdre. Et malgré nos efforts nous n’arrivions pas à sortir de cette spirale.

Pour le briser, il a fallu du temps et de la patience mas plus récemment il a fallu :
- 2 lectures
- 1 déclaration
- 1 engagement

La première de ces lectures m’a permis de laisser reposer un sac un peu trop lourd à porter ou un peu trop grand pour moi. Mrs S et moi avons depuis 2 ans essayé de construire un lien bien particulier. J’ai longtemps cru que cela serait évident, J’ai ensuite cru que cela serait facile mais à travers un texte j’ai pu mesurer que j’avais encore beaucoup à prendre, non pas sur elle mais avant tout sur moi.
Notre relation était toujours teintée de ce lien, je vivais, je voyais à travers lui et je voulais le faire vivre ou revivre mais cette lecture m’a permis de prendre conscience qu’il était peut être temps pour moi de ne pas poursuivre cette quête au risque de tout gâcher. Et donc à présent, je me sens donc enfin prêt et ouvert à en parler, à y réflechir.

La seconde lecture m’a permis de comprendre enfin que je n’avais pas nécessairement, obligatoirement, continuellement besoin de rassurer Mrs S sur mes sentiments, d’une part parce qu’elle n’en doutait pas et d’autre part parce que mon omniprésence qui se voulait rassurante conduisait à l’étouffer.

La déclaration à l’occasion d’une discussion buccolique m’a permis de comprendre que mon comportement empêchait même Mrs S de s’épanouir dans notre relation car je la privais même parfois de prendre des initiatives, de donner, de ressentir le manque tant je voulais être prévenant, attentionné, amoureux.

Enfin l’engagement, nous le vivrons ensemble dans un peu moins d’un mois. C’est peut être la chose la plus délicate à écrire ici. Je sais que ce n’est pas essentiel mais je peux dire que c’était important. A travers cela, je ressens son envie de partager, de faire, de vivre. Je n’ai plus besoin de me poser ces questions, nous les partageons ensemble, nous les imaginons ensemble. Je sens, je ressens son envie, je pourrais même dire que je n’ai pas besoin de plus mais sentir cette envie m’a libéré.

Alors notre nouveau cercle c’est : envie → liberté → épanouissement → envie
Et çà me semble quand même beaucoup plus agréable pour elle et pour moi.

Aujourd’hui je n’ai plus besoin d’avoir peur, je n’ai plus besoin de me rassurer, je n’ai plus besoin d’être omniprésent, je n’ai plus besoin d’en faire trop, je me sens libre, je me sens bien et encore plus heureux.

Aujourd’hui, Mrs S va pouvoir enfin trouver sa place, va enfin pouvoir s’épanouir sans devoir lutter pour ne pas se laisser envahir, va pouvoir enfin retrouver son autre…

Mr Y

Mon île

Publié dans Et la tendresse bordel ! le 30 avril 2008 par iletelle

J’ai envie de ses bras ce soir… plus encore que les autres soirs.

J’ai envie de me blottir contre lui… plus encore que les autres jours.

Je nous sens changer, je nous sens différents.

Un petit quelque chose en plus… sourire

Mrs S

Désespérément trop “love-love” ?

Publié dans Cellule de crise, Et la tendresse bordel ! le 16 avril 2008 par elletlui

En parcourant inlassablement les pages de Google, j’avais déjà pu consulter 1000 difficultés sur le sujet : ” Comment dire je t’aime ? “, ” A quel moment faut-il dire je t’aime ? “, ” Trop timide pour dire je t’aime “, ” pourquoi ne disent-ils jamais je t’aime “, ” la peur de dire je t’aime ” et il paraît même selon Véronique Jannot qu’il est “trop facile de dire je t’aime ! “.

 Pourtant, Je crois que je vais inaugurer une nouvelle catégorie ” dire trop je t’aime “.

Je ne parle pas ici de le dire pour l’attendre, pour l’entendre, pour qu’on le répète. Je parle juste ici de le dire au détour d’un sms, d’un mail, d’un appel. Quand il n’y a pas le regard ou une caresse et qu’il ne reste que les mots.

Cà n’est pas non plus pour convaincre, ni pour rassurer, juste pour affirmer, crier, déclamer que cet amour est en moi et qu’il vit pour cette personne.

Mais il parait que ces mots peuvent fatiguer, étouffer, qu’il faut être prêt à les entendre, à les recevoir. Je veux bien le comprendre. Aussi j’essaie de les retenir un peu plus même s’ils transparaissent sans doute dans chacun de mes actes, ils restent là, tapis dans l’ombre, prêts à bondir…

Mais même si je le dis moins, suis-je moins amoureux ?… Tiens peut être que ma réponse est dans la question….

Mr Y

Comment l’aimer…

Publié dans Chaîne privée, Et la tendresse bordel ! le 11 avril 2008 par iletelle

Il m’aime, je le sais, je le sens
Ni son sourire, ni ses larmes ne me mentent
Je sais pourtant qu’il n’est pas seul
Qu’il en aime une autre
Je ne sais pas ce qu’elle vit
Ni les phrases qu’il lui dit
Mais je sais où je suis
Quelque part dans sa vie
Il est si près de moi, et pourtant…
Nous ne savons pas où aller
Moi je l’aime et je voudrais lui offrir ma vie
Même s’il ne peut l’accepter
Alors je rêve d’une nuit avec lui
Même quelques heures me suffiraient
Pour savoir comment l’aimer…

Mrs S

Photo : auteur inconnu

J’avoue…

Publié dans Chaîne privée, Et la tendresse bordel ! le 10 avril 2008 par iletelle

… je suis love-love aussi… des fois… sourire

Aujourd’hui est un jour particulier. Enfin non… ça n’est pas vraiment aujourd’hui mais je viens de faire un choix, de prendre une décision. Dans exactement 47 jours (tsss un nombre impair !!!) Mr Y et moi allons passer un “cap”. Nous l’attendons depuis deux ans…

Mrs S

 

 

Curiculum vitae

Publié dans Et la tendresse bordel !, Parler pour ne rien dire le 9 avril 2008 par elletlui

Peut être est il temps de faire les présentations….

” Dernier héritier d’une famille aristocratique parisienne, mon grand-père a été le fondateur du consortium des compagnies minières et pétrolifères d’Afrique. A 25, titulaire d’un doctorat de psychologie et fraîchement sorti d’HEC, je bats le record de la traversée de l’Atlantique en solitaire… je suis ? je suis ?”

Oups mon Dieu, je crois que je m’égare et mes penchants télévisuels ont pris le pas sur le discours que je voulais vous tenir.

En fait, ” Je m’présente, je m’appelle Henri, je voudrais bien réussir ma vie, être aimé, être beau, gagner de l’argent puis surtout être intelligent…”

Décidément, je crois que je vais me contenter de vous dire que je suis incorrigiblement amoureux de Mrs S, c’est sans doute ce qui me résume le mieux ici…

Mr Y

48 heures chrono

Publié dans Chaîne privée, Et la tendresse bordel !, Virtualité de la chose le 3 avril 2008 par elletlui

sans-titre.jpg 

Le coup de fil avait été sans appel, Mrs S avait 48 heures pour réussir. Elle ne s’attendait sans doute pas à être sollicitée si tôt. Elle qui avait pourtant exigé quelques jours de repos depuis son dernier contrat.

Pourtant, il lui avait dit, c’est toi que je veux et pas une autre, même s’il savait que cette fois, elle n’était plus sous ses ordres et sans obligation d’accepter.

Elle avait juste souri, pensant peut être éluder sa question mais il savait que le temps lui était compté et qu’il ne pouvait pas attendre, alors il a insisté.

Elle a demandé “combien de temps ?”, s’attendant peut être à une mission trop longue qu’elle aurait décliné avec légèreté, mais sa réponse “48h”, lui laissait apercevoir un issue rapide. Elle a accepté en lui susurrant à l’oreille “tu sais que je ne peux rien te refuser”.

Et même si ce n’était pas la première fois, il a presque rougi…

Enfin ne rêvez pas, Mrs S ne travaille pas chez La Redoute.

Mr Y

Photo : auteur inconnu

Instant

Publié dans Chaîne privée, Et la tendresse bordel ! le 3 avril 2008 par iletelle

“Je t’aime… à en crever…”

Une décharge électrique a parcouru mon corps… j’ai frissonné, j’ai souri… Et je me suis dit que j’avais vraiment beaucoup de chance…

Inconnu

Mrs S

Photo : auteur inconnu

Ordonnance de conciliation

Publié dans Chaîne privée, Et la tendresse bordel !, Virtualité de la chose le 3 avril 2008 par elletlui

Et voila, un peu moins de 15 jours après la première visite, nous retournons au tribunal afin de connaître les conclusions du juge. Je dois dire que les enfants sont presque plus angoissés que moi.

 -” Bonjour monsieur le juge”

- ” Bonjour Mr Y, alors comment allez-vous depuis la dernière fois ? Et les enfants ?”

- ” Merci monsieur le juge, tout va bien, enfin mieux. Ma femme a accepté de revenir à la maison, nous avons beaucoup parlé depuis, certaines choses ont changé mais je crois que l’essentiel est là. Les enfants vont bien, ma femme a repris la garde du petit, elle passe beaucoup de temps avec lui. Je crois qu’elle a un peu plus de mal avec le grand, elle est juste passé lui dire bonjour une fois, çà lui a fait plaisir mais elle lui manque vraiment beaucoup. Vous pensez, monsieur le juge, il est en pleine adolescence ….”

- ” Je sais que çà n’est pas facile, Mr Y, les choses évoluent, parfois elles passent, parfois elles reviennent. Il faut savoir profiter de ce que l’on a vous savez. Et votre problème d’alcool, vous vous en sortez ?”

- ” Vous savez , monsieur le juge, j’espère vraiment que cette page est derrière moi. Peut être que mon problème n’était pas si grave que cela, mais c’est vrai que j’ai eu quand même parfois le vin méchant et l’alcool m’a fait faire quelques erreurs qui ont blessé Mrs S et c’est sans doute pour çà qu’elle s’est sentie oppressée.
Alors je fais attention, j’aimerai bien pouvoir reprendre un verre de temps en temps et ressentir l’ivresse mais je crois qu’il faut encore un peu de temps pour çà”

-” Vous avez sans doute raison, mais l’alcool c’est un problème délicat, je ne sais pas si on en guérit véritablement, on apprend à gérer ou à vivre avec mais, avec mon métier, je sais qu’il peut faire beaucoup de mal. Après tout, vous avez retrouvé Mrs S, n’est ce pas l’essentiel ?”

 -” Oui elle est revenue, mais elle m’a prévenu que je devais faire attention à ma conduite, et à elle aussi. Pendant quelques jours, nous avons fait chambre à part, mais elle est venue me rejoindre hier. Enfin pardonnez moi les détails, monsieur le juge, je ne vais pas tout vous raconter. Je crois qu’elle a encore besoin de temps pour me faire à nouveau confiance”

-” Ne dites pas çà, Mr Y, elle n’a jamais cessé de vous faire confiance, et pour vous avoir écouté un peu l’autre fois, je crois même qu’elle a plus fait pour vous, que vous n’avez jamais fait pour vous même. Alors si elle est toujours là, vous devriez avoir confiance en elle et en vous aussi, vous ne pensez pas ?”

-” Elle me l’a dit aussi parfois, quand j’avais bu un verre de trop, pensant que çà allait me donner le courage de lui dire les choses ou d’affronter mes peurs. Elle me disait que j’avais pas besoin de boire pour me rassurer, que je devais voir les choses telles qu’elles étaient, et moi dans ces moments là, et bien je me resservais un verre….”

-” .. Quand on a le nez dans un verre en pensant que c’est la solution, je crois qu’il est bien difficile de se dire qu’on est sur la mauvaise pente. Enfin, Mr Y, elle vous donne à nouveau la main alors saisissez là et ne vivez plus dans le passé, montrez lui que vous avez compris, çà sera sans doute le plus beau cadeau que vous pourrez lui faire.
Mais je ne peux pas encore vous rendre mon jugement, il y aura peut etre un renvoi lors de l’audience, enfin je ne peux quand même pas vous dire à la prochaine, n’est ce pas ?
Au revoir Mr Y, et dites à Mrs S qu’elle peut aussi passer au greffe ou à mon bureau pour signer sa déposition”

-” Au revoir monsieur le juge, et merci. Allez les enfants, vous venez, on rentre à la maison.”

- ” Dis papa, maman, elle sera là ?”

-” Mais oui, mes garçons, ne vous inquiétez pas, elle nous aime tous très fort..”

Mr Y