Archive pour la Catégorie Virtualité de la chose

Tourner autour du pot

Publié dans Parler pour ne rien dire, Virtualité de la chose le 13 mai 2008 par Mrs S

Avec tous ces ponts et longs week-ends, j’ai très peu écrit durant ce mois de mai bon ok nous ne sommes que le13 aussi ! . J’ai tenté de meubler comme je pouvais avec des sujets pas très fut-fut ceci dit mais bon… Je préfère profiter du soleil, faire les boutiques (ayé j’ai trouvé mon maillot de bain : un noir deux pièces comme je l’avais prévu), glandouiller, bouquiner… etc etc. J’ai été une accro-blog durant deux ans environ et ça fait des mois et des mois que le temps passé sur les blogs diminue, surtout en étééééé ! J’ai toujours aimé écrire, découvrir les autres, me découvrir toujours un peu plus mais je crois qu’”ici” j’ai fait le tour au niveau relationnel. Ca peut sembler prétentieux mais pourtant malgré quelques très belles rencontres, on finit quand même par se lasser. Je n’ai jamais été “là” pour ça, au contraire même. Mes blogs successifs ne m’ont jamais servi à la base pour rencontrer des gens (pour découvrir et partager oui !). Mais j’ai fini par le faire bien sûr… cela devient ingérable très rapidement. Alors j’ai réduit ma liste de contact msn, j’ai uniquement discuté à travers mon blog et j’ai moins lu les autres aussi. Je continue un minimum car blogger/écrire est un passe-temps mais contrairement à avant ça ne reste qu’un passe-temps. Je pense aussi que si Mr Y et moi étions plus proches géographiquement parlant, je serais encore moins présente. Enfin bref, tout ça pour dire que j’ai la super flemme en ce moment… C’est fou de devoir faire tout ce speech juste pour en arriver là !

Mrs S

Les visiteurs

Publié dans Virtualité de la chose le 7 mai 2008 par Mrs S

Vu que ce sujet devient à la mode, je ne vois pas pourquoi je m’en priverai. Ca va être rapide de toute façon car chaque jour la plupart des personnes arrivant sur ce blog tapent des mots relatifs à la Nouvelle Star. Mais quand je dis chaque jour c’est vraiment chaque jour. Bon il y a bien quelques petites bricoles sex mais sans plus et encore rien de bien cru. C’est fou quand même ! Moi Mrs S, on vient me lire grâce à la Nouvelle Star ! On a vraiment les visiteurs qu’on mérite vous croyez ???

N.B. Comme beaucoup de mes textes ici, celui-ci est à prendre au second degré. Vaut mieux prévenir que guérir comme on dit.

Mrs S

Coup de gueule : Api You

Publié dans Cellule de crise, Virtualité de la chose le 2 mai 2008 par Mrs S

Cela fait bien longtemps que ça ne m’était arrivée mais là je dois dire que la personne avec qui j’ai eu un accrochage y est allée fort !

Je suis encore plus persuadée que l’intolérance et l’étroitesse d’esprit sont les qualités premières de certaines personnes sur la bloggosphère.

Soyez tous con-sensuels si vous voulez tenir le coup ici ! Et surtout ne commentez pas un blog si vous êtes en désaccord avec l’auteur ! Ca ne se fait pas !

Amen !

Mrs S

Photo : auteur inconnu

Grrr WordPress m’agace !

Publié dans Brouillon de culture, Virtualité de la chose le 23 avril 2008 par Mrs S

J’étais en voiture lorsque j’ai entendu à la radio une chanson qui m’a tout de suite plu. Je ne connaissais ni le morceau ni la chanteuse. Pas de problème mon ami google m’a aidée en rentrant chez moi. Et j’ai fini par “la” retrouver quelques minutes plus tard. Femme d’aujourd’hui de Sofia Essaidi ! Elle était arrivée en final de je ne sais plus quelle Star Ac’ et elle est à l’affiche de la nouvelle Comédie Musicale, Cléopatre.

J’ai horreur de mettre des vidéos sur un blog mais sur WordPress il est impossible d’importer un lecteur de Deezer ! Grrrr ! Donc c’est soit ça soit rien !

Mrs S

Allo la terre ?

Publié dans C'est arrivé près de chez nous, Virtualité de la chose le 8 avril 2008 par Mrs S

Je découvre Worpress et “sa faune” depuis peu de temps. Je commence donc à peine à lire d’autres blogs et à les commenter surtout. L’autre jour je suis tombée (grâce au navigateur d’étiquettes… c’est pratique “ce truc”) sur une note qui parlait du fait que certains bloggeurs ne répondaient jamais (ou peu) aux commentaires laissés sur leur blog. L’auteur de ce billet (que je ne nommerai pas) semblait vraiment mécontent et parlait d’avoir dans la vie ou “ici” de bonnes ou de mauvaises attitudes. Je me suis dit aussitôt “chouette un sujet intéressant”… malheur à moi ! Jugez plutôt…

Moi : Il y a deux ans, avec mon tout premier blog, j’aurais été totalement d’accord avec vous. Pour moi c’était une marque de respect avant tout de répondre à chacun des commentaires qu’on me laissait. Et lorsque je commentais des blogs dont l’auteur ne prenait jamais la peine de répondre, je pestais et le trouvais mal élevé. Mais finalement je crois vraiment que le propre du blog ça n’est pas l’ouverture aux autres mais la liberté et le respect. Certains font un blog juste pour le plaisir d’écrire et ne sont pas là “pour se faire des amis”. Il faut savoir l’accepter. On peut juste aimer écrire publiquement sans pour autant ni attendre un retour ni y répondre. Chacun a ses raisons pour blogger… c’est cela la liberté il me semble, non ? Personne n’est forcé de commenter, personne n’est tenu de répondre… Après tout lorsqu’on s’arrête sur un blog c’est surtout pour lire des choses qui nous touchent, qui nous font rire… etc. Le but “ici” ça n’est pas forcément de lier connaissance avec tous mais de partager, et chacun partage ce qu’il veut.

Le bloggeur : Je ne crois pas que le but c’est d’avoir raison ou tort. Simplement de comprendre que le web n’est pas un monde d’impunité. Si tu t’exposes sur un blogue, il y a un risque que les gens qui te visitent te jugent par rapport à tes actions ou tes inactions.

Moi : Justement… Vous parlez d’avoir (ou non) une “bonne” attitude sur la bloggosphère. Je tentais simplement d’expliquer que le respect passait aussi par la compréhension de ce que vous semblez déplorer. Ni plus ni moins. Maintenant, et pour être plus personnelle, cela ne m’empêche pas de continuer à répondre à tous les commentaires sur mes blogs par respect.
Par contre, que l’on soit “ici” ou dans nos vies, j’ai toujours eu du mal à accepter le jugement d’autrui sur des choses qui lui échappaient…

Le bloggeur : Tenez, en parlant de choses qui nous échappent, justement, j’ai beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi vous parlez de votre blogue tandis que vous venez ici me parler en anonyme sans ajouter de lien vers celui-ci… Je peux vous avouer que cela fait en sorte que je juge que vous manquez amplement de courage! Et j’ai toujours eu une dent contre les anonymes, tenez-vous-le pour dit! Alors oui, le pourquoi de votre décision de vous cacher m’échappe, je l’avoue. Ce n’est pas jouer franc-jeu et je suis certain que vous faites ça pour ne pas que j’aille vous lire sur votre blogue avec un jugement défavorable; ou mieux, vous êtes une blogueuse (ou un blogueur) que je connais de réputation, ou que je lis déjà, mais sans assez de colonne… Pourtant, vos propos ici sont loin du trollisme. J’ai des prises de bec autrement plus musclées avec mes amis (virtuels et réels) et qui ne changent pas mon regard sur eux a posteriori. Alors, pour en rajouter une couche, laissez-moi vous dire que je vous classe dans les personnes qui ont des mauvaises attitudes, mais vous êtes intouchable, vous êtes un fantôme, voilà le problème que je vous exposais précédemment avec le terme « impunité ». En façade, sur votre blogue et quand vous allez ailleurs en toute transparence, vous devez être la personne la plus consensuelle qui soit, c’est ça le pire. Mais, très méchamment, et je m’assume (contrairement à vous), j’espère réussir à vous faire sentir un peu « cheap ». Bon, j’ai mieux à faire… (Et s’il y a une réponse de votre part, il n’y aura pas un mot en retour ici dans cette section commentaire…)

Moi : Sourire… ouh là je ne pensais pas que votre raisonnement pouvait aller aussi loin. Je ne pensais pas non plus avoir tenu des propos qui méritent une telle réponse de votre part. Vous voyez, le souci “ici” c’est qu’on a tendance à tirer des conclusions très très hâtives sur des faits qui nous échappent. Je vais donc vous répondre, et par la même occasion me justifier, chose que je n’aime pas vraiment… J’ai un blog sur WordPress depuis peu et je découvre totalement cette plate-forme. Donc… lorsque je suis connectée sur WordPress et que je vais lire des blogs je suis déjà identifiée en tant que Mrs S et le lien vers mon blog n’apparaît pas, je n’y peux rien. Et je n’ai pas pensé une seule seconde à me déconnectée pour voir. Vous voyez la réponse était très simple finalement et assez loin de vos affirmations/suppositions. Je ne suis ni du genre à ne pas assumer ce que je dis, ni du genre à me cacher. Mais je tiens à vous dire tout de même que les personnes qui ont un blog et qui ne le mettent pas en lien volontairement ont elles aussi leurs raisons ! Et cela encore une fois vous semblez l’oublier tellement préoccupé que vous êtes par votre personne. Les actes de chacun ne sont pas tous reliés à vous (je vous précise que je ne vous connaissais pas avant mon arrivée hier soir…). J’ai vraiment du mal à saisir qu’on puisse en arriver là, d’autant plus que les quelques commentaires que je vous ai laissé n’étaient pas agressifs. Enfin peu importe… J’ai donné un avis, ce qui est aussi l’une des libertés sur les blogs qu’on lit… C’est dommage de psychotter à ce point, mais c’est fréquent dans la bloggosphère. Bonne soirée.

Mrs S

48 heures chrono

Publié dans Chaîne privée, Et la tendresse bordel !, Virtualité de la chose le 3 avril 2008 par Mr Y

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Le coup de fil avait été sans appel, Mrs S avait 48 heures pour réussir. Elle ne s’attendait sans doute pas à être sollicitée si tôt. Elle qui avait pourtant exigé quelques jours de repos depuis son dernier contrat.

Pourtant, il lui avait dit, c’est toi que je veux et pas une autre, même s’il savait que cette fois, elle n’était plus sous ses ordres et sans obligation d’accepter.

Elle avait juste souri, pensant peut être éluder sa question mais il savait que le temps lui était compté et qu’il ne pouvait pas attendre, alors il a insisté.

Elle a demandé “combien de temps ?”, s’attendant peut être à une mission trop longue qu’elle aurait décliné avec légèreté, mais sa réponse “48h”, lui laissait apercevoir un issue rapide. Elle a accepté en lui susurrant à l’oreille “tu sais que je ne peux rien te refuser”.

Et même si ce n’était pas la première fois, il a presque rougi…

Enfin ne rêvez pas, Mrs S ne travaille pas chez La Redoute.

Mr Y

Photo : auteur inconnu

Ordonnance de conciliation

Publié dans Chaîne privée, Et la tendresse bordel !, Virtualité de la chose le 3 avril 2008 par Mr Y

Et voila, un peu moins de 15 jours après la première visite, nous retournons au tribunal afin de connaître les conclusions du juge. Je dois dire que les enfants sont presque plus angoissés que moi.

 -” Bonjour monsieur le juge”

- ” Bonjour Mr Y, alors comment allez-vous depuis la dernière fois ? Et les enfants ?”

- ” Merci monsieur le juge, tout va bien, enfin mieux. Ma femme a accepté de revenir à la maison, nous avons beaucoup parlé depuis, certaines choses ont changé mais je crois que l’essentiel est là. Les enfants vont bien, ma femme a repris la garde du petit, elle passe beaucoup de temps avec lui. Je crois qu’elle a un peu plus de mal avec le grand, elle est juste passé lui dire bonjour une fois, çà lui a fait plaisir mais elle lui manque vraiment beaucoup. Vous pensez, monsieur le juge, il est en pleine adolescence ….”

- ” Je sais que çà n’est pas facile, Mr Y, les choses évoluent, parfois elles passent, parfois elles reviennent. Il faut savoir profiter de ce que l’on a vous savez. Et votre problème d’alcool, vous vous en sortez ?”

- ” Vous savez , monsieur le juge, j’espère vraiment que cette page est derrière moi. Peut être que mon problème n’était pas si grave que cela, mais c’est vrai que j’ai eu quand même parfois le vin méchant et l’alcool m’a fait faire quelques erreurs qui ont blessé Mrs S et c’est sans doute pour çà qu’elle s’est sentie oppressée.
Alors je fais attention, j’aimerai bien pouvoir reprendre un verre de temps en temps et ressentir l’ivresse mais je crois qu’il faut encore un peu de temps pour çà”

-” Vous avez sans doute raison, mais l’alcool c’est un problème délicat, je ne sais pas si on en guérit véritablement, on apprend à gérer ou à vivre avec mais, avec mon métier, je sais qu’il peut faire beaucoup de mal. Après tout, vous avez retrouvé Mrs S, n’est ce pas l’essentiel ?”

 -” Oui elle est revenue, mais elle m’a prévenu que je devais faire attention à ma conduite, et à elle aussi. Pendant quelques jours, nous avons fait chambre à part, mais elle est venue me rejoindre hier. Enfin pardonnez moi les détails, monsieur le juge, je ne vais pas tout vous raconter. Je crois qu’elle a encore besoin de temps pour me faire à nouveau confiance”

-” Ne dites pas çà, Mr Y, elle n’a jamais cessé de vous faire confiance, et pour vous avoir écouté un peu l’autre fois, je crois même qu’elle a plus fait pour vous, que vous n’avez jamais fait pour vous même. Alors si elle est toujours là, vous devriez avoir confiance en elle et en vous aussi, vous ne pensez pas ?”

-” Elle me l’a dit aussi parfois, quand j’avais bu un verre de trop, pensant que çà allait me donner le courage de lui dire les choses ou d’affronter mes peurs. Elle me disait que j’avais pas besoin de boire pour me rassurer, que je devais voir les choses telles qu’elles étaient, et moi dans ces moments là, et bien je me resservais un verre….”

-” .. Quand on a le nez dans un verre en pensant que c’est la solution, je crois qu’il est bien difficile de se dire qu’on est sur la mauvaise pente. Enfin, Mr Y, elle vous donne à nouveau la main alors saisissez là et ne vivez plus dans le passé, montrez lui que vous avez compris, çà sera sans doute le plus beau cadeau que vous pourrez lui faire.
Mais je ne peux pas encore vous rendre mon jugement, il y aura peut etre un renvoi lors de l’audience, enfin je ne peux quand même pas vous dire à la prochaine, n’est ce pas ?
Au revoir Mr Y, et dites à Mrs S qu’elle peut aussi passer au greffe ou à mon bureau pour signer sa déposition”

-” Au revoir monsieur le juge, et merci. Allez les enfants, vous venez, on rentre à la maison.”

- ” Dis papa, maman, elle sera là ?”

-” Mais oui, mes garçons, ne vous inquiétez pas, elle nous aime tous très fort..”

Mr Y

Queues universelles - deuxième partie

Publié dans C'est arrivé près de chez nous, Cellule de crise, Virtualité de la chose le 28 mars 2008 par Mr Y

Vous avez sans doute lu le fruit des pérégrinations webistiques de Mrs S après que cette dernière ait découvert, presque malgré elle, le naufrage photographique de cette quadra voulant (sans doute coûte que coûte) repousser ses limites.

Intrigué, à la suite de cette présentation peu enthousiaste, je suis allé réclamer dare dare l’adresse de ce blog, voulant comme Saint Thomas, n’en croire que mes propres yeux.

Compatissante et certainement peu inquiètée d’une quelconque rivale, Mrs S m’a donné ce lien me prévenant toutefois que ma libido et mon âme sensible seraient sûrement malmenées au gré de ce blog “avant gardiste”.

Ma surprise fut à la hauteur de la description faite, on y découvre en effet les photos d’une femme rendant à la photo érotique ce qu’Assurancetourix a pu donner glorieusement à la chanson. La comparaison peut paraitre osée mais il est vrai que “jolie” n’est vraiment pas le premier mot qui vient à l’esprit.

Dans un style et un vocabulaire, cette fois tout à fait à la hauteur des photographies, notre muse invite ses lecteurs à découvrir ses seins anémiés, son ventre marmeladesque et à réclamer, s’il en était besoin, des photos de son sexe qui s’il devait être le Saint Graal réconforterait sans doute les chevaliers de la table ronde de ne l’avoir jamais trouvé.

“Dépité” de ne pouvoir me rincer l’oeil (comme semblait le promettre le post de Mrs S), je me suis alors attardé sur les commentaires de ces admirateurs étrangement anonymes. Je dois dire que mon étonnement est allé grandissant en lisant un déballage de compliments dithyrambiques aussi sincères que réalistes.

Et c’est seulement à ces lectures que j’ai vraiment eu la nausée. Après tout son corps lui appartient et elle en dispose à sa guise (pas trop près quand même) mais que des hommes soient prêts à tout et surtout à n’importe quoi pour apercevoir ” la ligne d’un sein, le galbe d’une hanche”, je trouve cela pitoyable.

Oserai je vous demander, messieurs, un peu de tenue, de respect, de sincérité ou de pudeur pour permettre qu’un jour un “vous êtes jolie” ne soit pas irrémédiablement traduit par nos belles par “je te baiserai bien, fous toi à poil”. A l’appui de mots aussi mielleux qu’invraissemblables nous passons tous pour des crevards et la suspicion devient presque une marque de lucidité.

Le pire, qui ne sera peut être pas la morale de cette histoire, c’est que les vautours ont eu gain de cause et la belle a récemment offert sa fleur à ses admirateurs carnassiers. Repus, ces derniers ont alors délaissé la table du festin laissant les derniers post sans le moindre commentaire.

La Fontaine avait donc décidément raison, “tout flatteur vit bien aux dépens de celui qui l’écoute”….

Mr Y

Monsieur le Juge

Publié dans Chaîne privée, Virtualité de la chose le 21 mars 2008 par Mr Y

- “Bon les enfants, cet après midi, on a rendez vous chez monsieur le juge car maman a demandé le divorce en disant que papa est alcoolique. Il vous demandera sans doute votre avis à chacun alors j’espere que vous serez sages !”

- “Ha, Mr Y, entrez, asseyez-vous, je consultais votre dossier, pas banale votre histoire. Alors comme çà vous êtes alcoolique, çà fait longtemps que vous buvez comme çà”

- “Environ 2 ans monsieur le juge, je ne sais pas trop comment çà a commencé mais j’étais pas comme çà avant.  Quand j’ai rencontré Mrs S, je me suis laissé enivré une fois, puis deux… Vous savez c’est grisant, on se laisse aller, on s’ouvre, on vibre, l’alcool çà me permettait de tout partager avec elle”

- “Comment çà , elle buvait aussi ??”

- “Parfois monsieur le juge, parfois… Il est même arrivé qu’elle me dise qu’on avait pas assez de bouteilles et qu’il était temps que je fasse quelque chose. Mais vous savez, monsieur le juge, moi je pense pas être alcoolique, j’aime juste faire la fête et vivre les moments à fond.”

- “Mouais c’est ce qu’on dit, Mr Y, et c’est comme çà qu’on finit par tout perdre, votre femme, votre maison, votre travail et vos deux enfants…
Et vous les enfants, vous en pensez quoi de ce que dit maman ? Toi d’abord, tu es l’ainé ?”

- “Oui, monsieur le juge, moi je pensais que c’était bien reparti entre papa et maman, ils avaient l’air vraiment bien ensemble. La derniere fois que papa a laissé un message personnel à maman, elle a répondu par un double oui…”

- “Un double oui !! comment çà, elle voyait double ? Elle avait bu ?”

- “Cà je ne sais pas, monsieur le juge, peut être un peu, en tout cas elle disait que pour elle c’était une évidence”

-”Et toi mon petit, tu es tout jeune ?”

- “Oui, monsieur le juge, ma maman çà fait déjà 3 jours qu’elle est plus venue me voir, et avant elle venait tous les jours. Elle me manque, j’espere qu’elle va vite revenir.”

- “Ne t’inquiète pas, mon garçon, ta maman, elle t’aime très fort tu sais.
Et bien, Mr Y, c’est effectivement une histoire pas banale, on dirait que parfois tout se passe bien entre Mrs S et vous et que parfois rien ne va plus. Enfin je ne vous cache pas que vous avez sans doute un problème d’alcool, mais que même si vous prenez une cuite de temps en temps, çà ne doit pas nécessairement remettre votre équilibre en cause, car à voir vos enfants, on dirait que c’est plutôt une belle histoire que vous vivez.

Je mets mon jugement en délibéré, cela prendra une ou deux semaines.
Au revoir Mr Y, au revoir les enfants”

-”Au revoir, monsieur le juge”

Mr Y

Pas si droit que çà…

Publié dans Chaîne privée, Et la tendresse bordel !, Virtualité de la chose le 20 mars 2008 par Mr Y

En entendant parler de “droit au but”, je vais faire d’une pierre deux coups en cette période où j’assure la garde des enfants…

Tout d’abord, suis-je où non trop “love-love” ? Sans doute un peu oui mais nous raconter dans ce blog, c’était comme remplir un carnet de route de façon amusante, légère et parfois dérisoire. J’ai en effet un autre blog, mais il est plus sérieux, plus profond, les posts mettent du temps à accoucher et portent le plus souvent une part de moi, de mon moi profond..

Donc ici, je pensais en faire un espace d’amusement et si certains posts ont été plus “love-love”, c’est parce que la période s’y prêtait, que ce mot nous amusait et que j’ai voulu en jouer un peu, sans doute plus qu’il aurait fallu, mais je ne pensais pas et ne voulais être étouffant…  car je n’ai pas non plus envie que chaque post soit une déclaration, mais sans doute un clin d’oeil à nos échanges divers et souvent variés. 

C’était le cas du post de lundi, je voulais souligner que justement j’avais vraiment apprécié que nos engagements de vendredi n’avaient pas gommé tout le reste et que nous savions prendre le temps de parler d’autres choses et de vivre autrement.

Alors en effet, elle m’a appellé, nous avons parlé mais nous n’avons vraiment divergé (pour moi) que sur une histoire de proportions (60-40 ou 40-60)… en tout cas ce blog me plait, j’ai envie d’en prendre soin et de le faire vivre. C’est notre espace, et je suis sur que nous y trouverons notre place, notre ton…

En tout cas, je n’ai rien à prouver, je suis simplement heureux de vivre avec Mrs S et parfois je déborde…  mais si j’osais je dirais que c’est aussi un peu de sa faute si cette chieuse n’était pas aussi adorable.

Pour en revenir au début de ce post… et parler de “droit au but”, je voudrais donner un grand coup de chapeau aux amateurs de Carquefou qui ont éliminé hier soir les professionnels de l’Olympique de Marseille en coupe de France. Alors certes, ils ne sont pas si amateurs que çà mais quand même le fossé est bien réel et ils ont pourtant réussi l’exploit, à force de courage et de volonté.  Hier soir David a battu Goliath et je trouve plutôt positif de voir la logique n’est pas toujours respectée, et que ceux qui osent et se battent sont parfois récompensés.

Mr Y