Raisonnement primaire

Publié dans C'est arrivé près de chez nous, Cellule de crise le 3 mai 2008 par Mrs S

Quelqu’un qui “consomme” du porno sur internet (blogs “pour adultes”, sites X, vidéos Porntubes, photos sex… etc) serait un voyeur et par conséquent aurait de grandes chances d’être un pervers. Ce n’est pas moi qui le dit c’est une bloggeuse avec laquelle j’ai eu quelques échanges hier soir. Je synthétise bien entendu mais vous avez l’intégralité du débat ICI. Et cette conclusion a juste été la conséquence de la lecture des mots clés qui ont permis à ses visiteurs d’arriver sur son blog. Je cite : “Mini jupe talon haut”, “Matinée sexy” ou encore “femmes très sexie on vois leur fesses”. Je suis effarée par la “vulgarité” de ses mots clé. Si si… vraiment ! Je suis encore plus effarée parce que, grâce à cette bloggeuse, je viens de comprendre que je suis moi même une femme de “petite vertue” qui aime le sexe, qui me suis exhibée nue sur un blog, qui “matte” des blogs érotiques, qui regarde même parfois des extraits de films pornos, qui est attirée par le SM… etc etc. Je cumule donc toutes les perversions : exhibitionniste, voyeuse et tout le toutim. Résultat : je suis malsaine, vicieuse et perverse !

A ceux qui auraient des doutes, je tiens à leur dire que le voyeurisme dont cette bloggeuse parlait hier est qualifié de non-pervers (c’est le même qui nous pousse à regarder des émissions de télé-réalité par exemple). Ne confondons pas la personne qui va violer  l’intimité d’une autre pour la “matter” et en retirer une excitation sexuelle avec une personne qui tape le mot “sexe” dans Google et qui va regarder des sites pornos ou érotiques. Ne confondons pas une personne qui guette toute la nuit derrière un buisson pour “surprendre” des couples dans leur intimité avec une personne qui fréquente un club échangiste pour augmenter son plaisir sexuel. Alors peut-être que les moeurs de certains peuvent être choquantes pour d’autres, peut-être que nous n’avons pas tous le même tempérament “débridé” face à la sexualité, oui je l’admets mais il y a tout de même une barrière entre cela et la perversion malsaine.

Bien sûr je vous le concède les pervers existent bel et bien dans ce bas-monde. Et des pervers qui sont à l’affut sur internet ça existe aussi. Mais de là à qualifier toute personne qui cherche des sites pornos de pervers il y a une frontière que je ne souhaite, personnellement, pas franchir. D’ailleurs je vais vous donner les définitions de pervers histoire de clarifier les choses une bonne fois pour toutes :

PERVERS, adj. (Féminin -erse). 1- Qui aime accomplir des actes cruels ou immoraux. 2- Qui est atteint de perversion sexuelle. 3- Cruel. (Ex: Un acte pervers) 4- Qui n’est pas désiré. (Ex Un effet pervers).

Il est évident que nous sommes loin du sujet de discorde. Le voyeurisme est qualifié de perversion lorsqu’il implique un côté malsain et surtout illégal. J’ajouterai aussi que le terme de perversion a été remplacé par celui de paraphilie, moins péjoratif. Pour ma part je cherche encore l’illégalité dans les actes de ces personnes qui aiment tout simplement le sexe et qui ne dérangent personne !

Mrs S

Coup de gueule : Api You

Publié dans Cellule de crise, Virtualité de la chose le 2 mai 2008 par Mrs S

Cela fait bien longtemps que ça ne m’était arrivée mais là je dois dire que la personne avec qui j’ai eu un accrochage y est allée fort !

Je suis encore plus persuadée que l’intolérance et l’étroitesse d’esprit sont les qualités premières de certaines personnes sur la bloggosphère.

Soyez tous con-sensuels si vous voulez tenir le coup ici ! Et surtout ne commentez pas un blog si vous êtes en désaccord avec l’auteur ! Ca ne se fait pas !

Amen !

Mrs S

Photo : auteur inconnu

Cà fout (presque) les boules…

Publié dans Cellule de crise le 2 mai 2008 par Mr Y

“La satisfaction qu’on tire de la vengeance ne dure qu’un moment : celle que nous donne la clémence est éternelle.”

Henri IV

Mr Y

Cercle pas vicieux

Publié dans Chaîne privée, Et la tendresse bordel ! le 2 mai 2008 par Mr Y

Vous avez sans doute lu le post très love love de Mrs S mais je suis bien obligé de vous dire que je n’y suis pas resté insensible… et lorsqu’elle écrit ” Je nous sens changer, je nous sens différents.”, je dois dire que je partage cette sensation mais je vais oser vous en donner mes explications.

J’aurais tendance à dire que cela tient à bien peu de choses, mais surtout ne me dites pas “pourquoi pas avant ?” car je ne pourrais rien vous répondre d’autre que “il était peut être trop tôt”.

L’incroyable c’est que  j’ai l’impression que nous sommes enfin sortis d’un cercle vicieux, pour tomber cette fois dans un autre cercle pas vicieux du tout et ne dites pas que c’est dommage ;-).

Notre ancien cercle tenait en quelques mots : peur de perdre → crainte de décevoir → volonté de contrôler l’autre → omniprésence → étouffement → séparation → peur de perdre. Et malgré nos efforts nous n’arrivions pas à sortir de cette spirale.

Pour le briser, il a fallu du temps et de la patience mas plus récemment il a fallu :
- 2 lectures
- 1 déclaration
- 1 engagement

La première de ces lectures m’a permis de laisser reposer un sac un peu trop lourd à porter ou un peu trop grand pour moi. Mrs S et moi avons depuis 2 ans essayé de construire un lien bien particulier. J’ai longtemps cru que cela serait évident, J’ai ensuite cru que cela serait facile mais à travers un texte j’ai pu mesurer que j’avais encore beaucoup à prendre, non pas sur elle mais avant tout sur moi.
Notre relation était toujours teintée de ce lien, je vivais, je voyais à travers lui et je voulais le faire vivre ou revivre mais cette lecture m’a permis de prendre conscience qu’il était peut être temps pour moi de ne pas poursuivre cette quête au risque de tout gâcher. Et donc à présent, je me sens donc enfin prêt et ouvert à en parler, à y réflechir.

La seconde lecture m’a permis de comprendre enfin que je n’avais pas nécessairement, obligatoirement, continuellement besoin de rassurer Mrs S sur mes sentiments, d’une part parce qu’elle n’en doutait pas et d’autre part parce que mon omniprésence qui se voulait rassurante conduisait à l’étouffer.

La déclaration à l’occasion d’une discussion buccolique m’a permis de comprendre que mon comportement empêchait même Mrs S de s’épanouir dans notre relation car je la privais même parfois de prendre des initiatives, de donner, de ressentir le manque tant je voulais être prévenant, attentionné, amoureux.

Enfin l’engagement, nous le vivrons ensemble dans un peu moins d’un mois. C’est peut être la chose la plus délicate à écrire ici. Je sais que ce n’est pas essentiel mais je peux dire que c’était important. A travers cela, je ressens son envie de partager, de faire, de vivre. Je n’ai plus besoin de me poser ces questions, nous les partageons ensemble, nous les imaginons ensemble. Je sens, je ressens son envie, je pourrais même dire que je n’ai pas besoin de plus mais sentir cette envie m’a libéré.

Alors notre nouveau cercle c’est : envie → liberté → épanouissement → envie
Et çà me semble quand même beaucoup plus agréable pour elle et pour moi.

Aujourd’hui je n’ai plus besoin d’avoir peur, je n’ai plus besoin de me rassurer, je n’ai plus besoin d’être omniprésent, je n’ai plus besoin d’en faire trop, je me sens libre, je me sens bien et encore plus heureux.

Aujourd’hui, Mrs S va pouvoir enfin trouver sa place, va enfin pouvoir s’épanouir sans devoir lutter pour ne pas se laisser envahir, va pouvoir enfin retrouver son autre…

Mr Y

Mon île

Publié dans Et la tendresse bordel ! le 30 avril 2008 par Mrs S

J’ai envie de ses bras ce soir… plus encore que les autres soirs.

J’ai envie de me blottir contre lui… plus encore que les autres jours.

Je nous sens changer, je nous sens différents.

Un petit quelque chose en plus… sourire

Mrs S

Nouvelle Star 2008 : épisode five

Publié dans Brouillon de culture le 30 avril 2008 par Mrs S

Nous sommes mercredi soir et… j’ai ma despé pour m’aider à tenir le coup ça m’arrive de plus en plus souvent devant la Nouvelle Star j’avoue  ! Mais attention ce soir j’innove avec la despé mas ! En plus je suis toute frétillante car mon chéri d’amour que j’aimeee en boit aussi une en ce moment. Sauf qu’il regarde le foot lui ! Quoiqu’il en soit c’est dur dur vous l’aurez compris, surtout que je suis rentrée tard ce soir et que j’ai manqué le début damned !!! Et puis j’ai d’autres choses en tête mais je vous en parlerai dans une autre note ça concerne mon roudoudouuuuuuu ! Ca te plait dit Roudoudou que je t’appelle comme ça ??? J’ai même déjà oublié qui était parti la semaine dernière, pour vous dire à quel point je suis motivée. A quoi ça sert de faire une note chaque semaine alors ? A rien mais alors à rien du tout, sauf à m’emm… durant une petite heure ! Mon côté maso ça encore ! Mais là je vais vite expédier tout ça même pas peur !!! Je conclue donc… avec une vidéo de Julien Doré, le gagnant de la saison dernière… je l’adoooooooore !

Edit : Ouaaah ! En ce moment Amandine et Benjamin font une reprise des Rita Mitsouko, C’est comme ça, et c’est géniaaaaaaaaaal !!! Faudra que je vous trouve la vidéo pour la semaine prochaine !

Mrs S

Panne de réveil

Publié dans Chaîne privée, Parler cul mais pas cru le 30 avril 2008 par Mr Y

2h18, les chiffres rouge du radio réveil semblent me regarder fixement, ils défilent si lentement que je me demande presque si le temps ne s’est pas arrêté, je ne dors plus…

En me tournant, ma main effleure le dos de Mrs S, elle dort sur le coté, me tourne le dos, sa peau est douce. Machinalement mes doigts commencent à courir sur sa peau, je trouve sa nuque cachée sous ses cheveux. Je me délecte de son épaule pour redescendre le long de son bras.

Aucune réaction, mes doigts ne veulent plus s’arrêter, ils sont avides de cette peau douce, des ses délices. Du bras, je saute sur sa hanche, découvre sa cuisse, remonte par ses fesses et me retrouve en bas de son dos. Je ne me lasse pas et recommence mon cheminement, ce va et vient sensuel le long de son corps.

Je n’ose pas m’approcher ni de ses seins, ni de son sexe, trop sensibles, j’ai envie d’elle à présent mais je n’ose la troubler dans son sommeil. Parfois, le glissement silencieux de mon ongle sur sa peau lui donne la chair de poule, alors je m’arrête quelques instants pour mieux repartir ensuite. Petit à petit je me rapproche, pour venir me plaquer contre elle, je sens à présent son odeur, je peux même toucher son ventre, tomber dans son nombril.

Je dépose un baiser dans son dos, plus qu’un baiser, une invitation, une provocation. Je sens, alors sa main bouger, elle prend la mienne, la saisit, et vient la déposer sur son sein gauche.

2h52, j’en ai tellement rêvé de ce sein, à présent elle me l’offre, je l’aime…

Mr Y

Noir et blanc

Publié dans Brouillon de culture le 28 avril 2008 par Mr Y

On les a sans doute tous vues, ces photos noir et blanc qui garnissent certaines boutiques de cartes postales, posters, reprographies. Ces photos noir et blanc qui semblent sorties d’un autre temps, qui ne semblent pas avoir d’âge ou alors un âge que l’on ne compte plus.

Des amoureux sur un banc parisien, un éclair déchirant un ciel d’orage, un enfant courant à travers une rue, un boulevard désert à l’heure où la ville s’éveille.

On imagine mal qu’il y a toujours derrière ces photos, un photographe, un homme .. incroyablement doué même, qui a passé des heures pour obtenir la bonne photo qui deviendra indémodable.

Je vous en présenterai quelques uns mais je commencerai par Willy Ronis (tout simplement parce qu’il est mon préféré) qui photographie le monde, les hommes depuis 1910 et qui symbolise ce qu’on appelle la photographie humaniste.

source : Willy Ronis : rue Laurence Savart - 1948

Mr Y

Ca m’électrise !

Publié dans Brouillon de culture le 27 avril 2008 par Mrs S

Pour les fans de Moby, n’hésitez pas à vous procurer son dernier album, Last Night. Les sons et le style nous font penser à Play, l’album qui l’a révélé en 1999. Je l’écoute en boucle depuis hier. Ca ne m’était pas arrivé depuis son album 18 !

Mrs S

Pas de béquille pour Caliméro

Publié dans C'est arrivé près de chez nous, Chaîne privée le 25 avril 2008 par Mr Y

Souvent lorsque vous faites par à autrui de vos malheurs, vos soucis ou petits tracas quotidiens, vous recevez en échange un “c’est pas de chance”, “mon pauvre”, voire “c’est con” ou quelque chose dans le style voulant exprimer une certaine forme de complaisance voire de compassion.

J’ajoute, pour ne pas paraitre complètement naïf, que bien souvent cette affliction est aussi profonde qu’éphémère et que votre interlocuteur vous dirait “je m’en fous” que çà serait sans doute aussi sincère.

Toutefois, est ce seulement dans ma nature, ou dans la nature humaine, on s’habitue à ces échanges de politesse et l’on qualifiera vite d’égoiste voire de sale con celui qui oserait défier la bienséance et ne pas prendre part au malheur d’autrui.

Imaginez alors les échanges :
- “j’ai perdu mes papiers” : “t’avais qu’à faire attention !”
- “mon ordinateur est en panne” : “et alors ?”
- “j’ai raté mon train” : “çà t’apprendra à arriver à l’heure !”

Mais après tout, pourquoi compatir à ces tracas sans conséquence si ce n’est que pour conforter la “victime” dans le sentiment d’injustice qu’elle peut ressentir et l’encourager finalement à se plaindre et à rechercher chez autrui une forme plus ou moins aléatoire de soutien moral et de réconfort.

Nous en avons déjà parlé, un peu ici mais surtout ailleurs www.partaje.fr/accuser-les-autres , mais une fois “l’aléa” survenu, il s’avère sans doute plus efficace de “responsabiliser” celui qui le subit pour mieux le faire rebondir.

Alors c’est sur, au départ, çà suprend : nous avons nos habitudes, nos reflexes, on s’attend à être plaint, dorloté, chouchoutté jusqu’à ce que la “douleur” toute relative disparaisse. Mais si dans ces petits malheurs nous étions surs de ne pas recevoir cette compassion alors peut être serions nous plus attentif à la réalité de nos soucis.

N’est ce donc pas la compassion recherchée et attendue de l’autre qui rend encore notre tracas plus douloureux ?

J’ai longtemps aimé “faire mon caliméro” et j’ai souvent recherché auprès de Mrs S une oreille, une main tendue, un kleenex voire une béquille…  mais l’oreille elle me la tire, la main elle me la met dans la figure, le kleenex elle le garde pour essuyer ses larmes de rire, et la béquille aussi (d’ailleurs) pour ne pas se tordre de rire devant mon discours larmoyant.

Alors j’ai souvent pesté, la trouvant trop dure ou insensible, me disant si elle m’aime elle pourrait me plaindre (au moins un peu) mais aujourd’hui timidement encore je voudrais juste lui dire merci pour cette leçon de vérité.

Soutenir, çà n’est pas larmoyer de concert sur les soucis quotidiens
Compatir, il faut encore que cela soit sincère et donc qu’il y ait une vraie raison
Aimer, c’est surtout être là pour ne pas laisser l’autre se perdre….

Mr Y